Cette souffrance n'est pas la Tienne... .. Tu ne dois pas la prendre, pas la garder ..............
Mais tu peux aider .......
Cette note est dédiée à un "être" qui M'est très chère et qui souffre
[elle pourra peut-être aidée d'autres personnes "en souffrance"]
A lire, et relire un passage du chapitre "le bonheur et la compassion"
Lorsqu'on est heureux, on est ouvert aux autres. Pas besoin de se forcer. Cela vient tout seul, comme la respiration ou le sommeil. On ne "s'occupe" pas des autres, on les voit, on les entend, on les écoutes si besoin est, on entend leurs souffrances comme leurs joies, on partage éventuellement leur bonheur ;
mais on ne souffre pas à leur place, on n'usurpe pas leurs propres émotions.
On est seulement avec eux, différent d'eux, mais en phase, en harmonie quelquefois, en complémentarité, en fraternité en complicité avec ceux qu'on aime. On est aussi disponible en cas de besoin................
Lorsqu'on est malheureux, c'est-à-dire sous l'emprise de ses programmes automatiques, on n'est pas ou pas autant disponible à l'autre. Toute l'énergie est consommée par les conflits internes, qu'on aura même tendance à projeter sur l'autre : on essaira de l'entraîner dans "l'enfer" de ses propres émotions.
"S'occuper" des autres sans s'être "occupé" préalablement de soi-même conduit à l'augmentation de la souffrance globale. On ne peut pas faire le bonheur des autres si on est soi-même éloigné de son propre bonheur, c'est-à-dire si on n'est pas bien dans sa peau. On ne peut vraiment aider quelqu'un qui souffre que si l'on est heureux soi-même.
- Philippe, lorsqu'il est confronté à la souffrance de sa fille, a tendance à se culpabiliser. S'il évite ce piège, alors, il peut essayer d' "entendre" sa fille, il peut laisser sa souffrance se déposer entre elle et lui, avoir sa place. La souffrance fait, à ce moment-là, partie de Sophie, il faut donc qu'il accepte comme une réalité globale incontournable dans l'immédiat.
Par la suite, il peut essayer de repérer si l'origine est physique ou psychique, c'est-à-dire en quelque sorte physiologique ou pathologique, pour adapter son comportement en conséquence.
Si Philippe est en présence d'une souffrance physique, il peut essayer d'en supprimer ou d'en atténuer la cause ou les effets, mais quelle que soit l'intervention technique, elle ne doit en aucun cas remplacer l'écoute et l'acceptation de la souffrance ou de la maladie comme une réalité tangible.
Si toute intervention est vaine, la seule acceptation s'impose ; c'est le cas pour les douleurs dues à la perte d'un être cher, ou d'une fonction vitale (la vue, l'ouïe, etc.), d'un objet, d'un travail....
On ne peut pas prendre la souffrance de l'autre, on ne peut pas la guérir, on ne peut que donner son Amour.
Ce ne sont pas forcément des mots à prononcer, ce peut être "un sourire chaleureux", "un regard complice, serein et ouvert", ce peut être une "simple" présence discrète, ce peut être aussi une écoute attentive, ça peut être aussi un départ discret qui permette à l'autre de retrouver le contact intime avec lui-même.
L'état de bonheur n'induit pas un repli sur soi égoïste et béat, mais un état d'ouverture qui permet de vivre de façon plus profonde, plus authentique, plus nourrissante, avec son environnement relationnel.
- Philippe ne peut aider sa fille à surmonter sa douleur que s'il est lui-même capable d'affronter sa peur de la souffrance, sans se refermer, en restant en contact étroit avec sa plénitude profonde qui alors sera communicative, et en recherchant la juste attitude de compassion sans pleurnicherie.
Il n'est pas facile de ne pas entrer soi-même "en urgence", surtout avec des gens que l'on aime profondément :
la maladie, la douleur, l'agonie sont pleines de pièges limbiques, de croyances culturelles inappropriées qui entrent en conflit avec sa propre réflexion personnelle, générant ainsi les trois états d'urgence :
"la peur", "la colère", "la déprime"
Compatir, ce n'est pas souffrir avec quelqu'un :
il ne s'agit pas de souffrir avec, mais d'entendre et d'accepter la souffrance de l'autre
Lorsqu'on parvient à affronter sa peur de la souffrance, lorsqu'on parvient à écouter l'autre dans et malgré sa souffrance, on parvient le plus souvent à un tel niveau de qualité dans la relation qu'on en arrive parfois à regretter le retour à des relations "normales", avec des gens "normaux".
En fait, personne n'est normal, tout le monde souffre quelque part, et rien ne s'oppose à l'établissement de relations de haute qualité, d'une grande authenticité et par là même d'une grande intensité,
entre des personnes "normales".
J'espère sincèrement, de toutes mes forces faire passer
un "message d'amour", de "compassion", d'aide dans toutes ces souffrances inévitables
Très, très bonne journée à vous tous et vous toutes ^^
Les commentaires récents